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Un nouveau jardin de papillons
dans le golf de Brampton : une activité familiale
en français !
Pas de bois ni de fers, juste
des pelles. Voici le matériel dont disposaient
les bénévoles venus planter 2000 fleurs
sauvages entre les trous du terrain du Peel Village
Golf Course de Brampton samedi 10 mai dernier. Parmi
eux, une dizaine d’EcoAmbassadeurs francophones
sont venus comprendre le fonctionnement de l’écosystème
de la zone de Brampton et d’Etobicoke et aider
le Toronto and Region Conservation Authority (TRCA)
à le protéger en créant un abris
à papillons dans un des premiers golfs canadiens
reconnu pour ses caractéristiques environnementales.
Rendez-vous
matinal pour les amoureux de la nature ayant répondus
présents à cette activité conviviale
de plein air qu’est la construction d’un
jardin de papillons. Tout en se rendant au trou numéro
5, Chris Ricket, gestionnaire de projets et spécialiste
de l’environnement, donne des explications sur
l’écosystème du bassin versant
d’Etobicocke-Mimico pendant que Rosemarie
Powell, une des premières EcoAmbassadrices
de Toronto, traduit en français des termes
qu’elle découvre en même temps.
Zoom sur des marres creusées par des souches
d’arbres où larves d’insectes et
jeunes chênes rouges se développent lentement.
Ces jeunes arbres viennent de graines récoltées
dans ce golf et ont été plantés
il y a plus d’un an par d’autres bénévoles.
Les petits chênes paraissent fluets à
Jackson Lumley, très attentive aux
explications, qui apprend que leur réseau de
racines, invisible car sous-terrain, s’est lui
bien développé, leur permettant de résister
à un été sec et un hiver spécialement
froid.

Jackon, 8 ans,
plante avec soin une fleur dans le jardin de papillons
A
une centaine de mètres du drapeau numéro
5, sur une fosse d’herbe, se trouvent les 2500
fleurs sauvages plantées l’an passé.
Quelques papillons, oiseaux et insectes en tous genres
s’y sont installés et ne sont dérangés
que par les golfeurs maladroits ayant ratés
leur swing. Le Peel Village Golf Course, situé
au coeur de la ville-fleur de Brampton, est la preuve
que les terrains de golf, souvent pointés du
doigt pour leur effet sur l’environnement, peuvent
agir dans le respect de notre planète, sans
laisser une empreinte écologique trop négative.
C’est pour participer à cette volonté
de protection de l’écosystème
local que les EcoAmbassadeurs du Monde, association
de francophones passionnés d’environnement
se sont joint à d’autres bénévoles
pour planter des fleurs sauvages. Ces ambassadeurs
de l’écologie habitent Brampton et Toronto
et agissent au quotidien pour réduire l’impact
écologique de l’Homme à leur échelle,
que ce soit chez eux, au travail ou dans l’école
de leurs enfants.
Au départ de ce parcours de plantation, avec
comme caddie un seau rempli de pelles et des palettes
de fleurs, les volontaires ont enfilé leurs
gants, heureux de faire leur première plantation
de l’année. Melanie Bouffard,
qui a récemment quitté sa maison pour
un appartement, est contente de pouvoir mettre à
nouveau les mains dans la terre, alors que pour les
nombreux enfants présents, c’est une
grande première et leur approche est timide
et délicate. Daniella Ntchana,
5 ans, donne un nom à ses fleurs pendant que
sa grande soeur Erika, 7 ans, lui
montre comment creuser la terre.

Les EcoAmbassadeurs venus participer à
cette activité familiale dans le golf de Brampton
Les
espèces à planter ici ne sont pas exotiques,
elles sont locales et ont un rôle clef dans
l’écosystème. “Les papillons
et les insectes ont besoin des fleurs”, Lauren
Osbourne, 7 ans, l’a bien compris,
et c’est avec plus de ferveur qu’elle
se met au travail pour replanter quelques unes des
2000 fleurs mises à disposition. Les papillons
ont un rôle important car ils contribuent à
la pollinisation de nombreuses espèces de plantes
et sont un maillon indispensable dans le réseau
de chaînes alimentaires terrestres. Sans les
papillons, certaines espèces d’oiseaux
ne pourraient exister. C’est pourquoi, suite
aux pollutions importantes dans les zones urbaines
et aux nombreuses constructions des dernières
années, il est aujourd’hui important
de restaurer ou de créer des habitats pour
les accueillir. Par exemple avoir des fleurs dans
son jardin ou sur son balcon, bien qu’étant
un espace “artificiel”, constitue un lieu
d’accueil pour les papillons, et permet, en
plus de contribuer à un développement
plus durable, d’observer les vives couleurs
de ces animaux.
En fin de matinée,
pour récompenser un score de 2000 fleurs, un
barbecue était offert aux familles, de quoi
se ravitailler après une matinée écologique
bien ensoleillée sur le vert. Moment choisi
pour le journaliste de Radio-Canada, Carl Bouchard,
présent tout au long de cet événement,
pour poser ses questions aux enfants. En souvenirs
de cette belle journée en plein air, quelques
balles de golf trouvées par les enfants dans
la terre, à l’origine de nombreux jeux
improvisés. Les sourires se lisent sur le visages
des enfants, fiers de participer avec leurs moyens,
à “sauver la planète”.
Le
retour chez soi se fait après l’organisation
du covoiturage et la fin de semaine poursuit. Chacun
garde en tête qu’Yves Danteu,
initiateur de cette superbe activité, a annoncé
que les prochaines sorties des EcoAmbassadeurs se
feront à Toronto sur les sites des rivières
Don et Humber, à proximité des transports
en communs. Les familles francophones désireuses
de se retrouver dans une ambiance de plein air peuvent
se tenir informés des prochaines activités
sur le site internet www.ecoambassadeurs.org.
Dans le golf de Brampton,
les 2000 fleurs plantées à cette occasion,
ajoutées au 2500 de l’an passé,
fleuriront cet été pour le plaisir des
golfeurs... et surtout des papillons !
Anaïs Provost-Govrich, EcoAmbassadrice.
Maîtriser son empreinte écologique
au quotidien, naturellement!
www.ecoambassadeurs.org
Photos : libres de droit
Auteur : APG
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